Dans le foyer du collège Laennec, le principal Jean-François Jacopin pose avec Morgane Beder et Armelle Mottais (assistantes d’éducation), des élèves et leurs parents.

Le collège Laennec de Pont-l’Abbé a organisé, samedi, une journée portes ouvertes. Un moment convivial cher au principal Jean-François Jacopin et l’occasion de faire un point sur le plus grand collège public de Bretagne.

« Une journée portes ouvertes, c’est très important, assure le principal du collège Laennec de Pont-l’Abbé, Jean-François Jacopin. Au primaire, les parents rentrent facilement dans l’école. Au collège, c’est un peu différent. Dans cet objectif nous souhaitons développer des moments forts au cours desquels, les parents peuvent venir. Et les portes ouvertes, c’est l’occasion pour eux d’aller partout : au self, à l’infirmerie, dans le gymnase…  ».

Les portes ouvertes ne sont pas destinées uniquement aux élèves de primaire qui intégreront le collège à la rentrée prochaine, mais aussi à tous ceux qui le fréquentent déjà.

Cent cinquante élèves, majoritairement de troisième, sont présents pour faire office de guides. « Je ne vais pas dire que je le leur impose mais j’estime que ça fait partie de leur parcours de collégien de présenter leur établissement car ce sont eux qui le connaissent le mieux. Ils peuvent répondre le plus simplement et sincèrement aux questions sur la vie dans nos murs, y compris sur des règles implicites que je ne connais pas. Et puis c’est un bon exercice pour eux ». Beaucoup de parents repartent ainsi le sourire aux lèvres, affirmant « avoir eu les meilleurs guides  ».

La carte scolaire

Le collège Laennec est le plus grand collège public de Bretagne. Il accueille 988 élèves cette année. « Nous serons sur les mêmes chiffres pour la rentrée prochaine  », annonce Jean-François Jacopin. Il propose deux spécificités sportives : une section surf et une section football. Il est aussi le seul du Pays bigouden à dispenser l’enseignement de la langue allemande dès la classe de sixième.

Depuis la rentrée dernière la carte scolaire a été modifiée afin de désengorger l’établissement de Pont-l’Abbé en redistribuant les élèves de certaines communes vers les collèges de Plozévet et du Guilvinec. Ces établissements perdaient des effectifs en raison d’une baisse de la démographie dans ces zones tandis que le nombre d’élèves à Pont-l’Abbé continuait de gonfler. Les adolescents de Plobannalec-Lesconil vont dorénavant au Guilvinec, ceux de Tréogat à Plozévet et puis il est proposé aux familles de Plonéour-Lanvern de choisir entre Pont-l’Abbé et Plozévet. « Rien ne leur est imposé, mais après il y a des contraintes de transports, qui peuvent être plus faciles, vers l’un ou vers l’autre des établissements  », explique Jean-François Jacopin. Il affirme que « le fait d’avoir retravaillé la carte scolaire avec le conseil départemental » leur a permis « de ne pas trop augmenter les effectifs  ». « Logiquement l’année prochaine, nous ne devrions pas franchir la barre des 1 000 élèves, car nous constatons une baisse démographique globale avec moins d’enfants dans les écoles primaires. Ce qui rendra les choses un peu plus simples  », souligne le principal.

Du bio à la cantine

Le collège, qui emploie près de 100 professionnels dont 65 professeurs, a fait l’objet de gros travaux entre 2010 et 2013. « Il a beaucoup changé par rapport à ce que l’on a pu connaître avant mais personne n’avait imaginé autant d’élèves. Donc nous avons quelques difficultés à ce niveau-là ». Par exemple, malgré des infrastructures sportives neuves, certains cours d’EPS sont délocalisés à Plonéour-Lanvern et Loctudy « avec le soutien des maires des deux communes concernées ».

95 % des élèves soit 935 enfants sont demi-pensionnaires. «  Nous avons revu l’organisation du self en travaillant avec de nouveaux chefs de cuisine qui permettent à tous les enfants de manger dans les temps », affirme-t-il. Un effort tout particulier est accordé à la pause de midi « pour que les élèves se sentent bien » grâce à des activités sportives, culturelles et artistiques. « Depuis quelques semaines nous avons mis en place avec le chef des repas végétariens, pour faire découvrir autre chose, manger autrement. Nous avons cette volonté de développer les produits bios, les circuits courts, l’éducation au goût et de permettre à l’économie locale de se développer, aux producteurs de travailler avec nous  », énumère Jean-François Jacopin

© Le Télégramme 19 mars 2019