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Au retour des cours, lundi soir 28 janvier, les portes du car des collégiens de Pont-l’Abbé (Finistère) ne s’ouvraient plus. Comment réagir ? C’était le but de cette simulation organisée par la Région et les gendarmes.

« La conductrice était la seule à avoir été mise dans la confidence  » , explique Ronan Kerloch, responsable transport de l’antenne régionale, à Quimper. Celle-ci devait simuler un problème technique, lundi soir 28 janvier, à Penfrat, lors du trajet ramenant les collégiens de Pont-l’Abbé vers Penmarc’h et Le Guilvinec (Finistère). Le problème : les portes ne s’ouvraient plus.

Dans un lieu stratégique

« Selon les consignes, le conducteur doit prioritairement décompresser manuellement la porte avant, afin de la débloquer, avant de répéter l’opération sur la porte arrière, alors que les premiers passagers évacuent déjà par l’avant  » , poursuit Ronan Kerloch.

Pourquoi faire cet exercice à Penfrat ? « C’est un lieu stratégique car, chaque matin, les passagers en provenance du Guilvinec ou Penmarc’h sont transbordés dans un autre car en fonction de leur destination, les collèges de Saint-Gabriel ou Laennec, à Pont-l’Abbé  » , indique Ronan Kerloch.

Se protéger du suraccident

Conformément aux procédures, le regroupement des passagers s’est effectué sur l’avant du car. « Sa masse sert de protection contre un éventuel suraccident, provoqué par un automobiliste circulant dans le même sens qui, surpris, perdrait le contrôle de sa voiture, avec un risque pour les premiers passagers descendus du car » , explique le chef de la patrouille motocycliste de la gendarmerie, arrivée rapidement à Penfrat.

Ceinture de sécurité et gilet jaune

Le gradé a rappelé aussi la stricte nécessité du port de la ceinture de sécurité, qui « protège d’une amputation ou autre blessure grave, voire pire. »

Une argumentation que reprenait le responsable sécurité des transports Le Coeur. « Je préconise aussi le port du gilet jaune, plus particulièrement lors de traversées de route ou autres situations périlleuses sur les trajets entre la maison et l’arrêt de car.  »

« Après les collèges nous renouvellerons ce type d’opérations de sécurité au bénéfice d’écoles primaires  » , concluait Ronan Kerloch. Des élus de la ville, ainsi que le principal du collège Laennec et son adjoint, y assistaient.

Ouest France Mercredi 30 janvier 2019