Une quarantaine de scolaires ont eu la surprise de participer, lundi, au lieu-dit Penfrat, entre Pont-l’Abbé et Plomeur, à un exercice d’évacuation, grandeur nature, du car qui les ramenait chez eux. Seule la conductrice était prévenue. L’objectif était de tester le temps de réaction des passagers face à ses injonctions.

L’arrêt n’était pas prévu au programme. Mais, lundi, le car scolaire qui fait la liaison entre Pont-l’Abbé et Plomeur, s’est subitement arrêté au lieu-dit Pen-Frat. La conductrice a alors sommé les collégiens et lycéens, interloqués, de se regrouper à l’avant du véhicule pour pourvoir l’évacuer dans les meilleurs délais, puis de se mettre en sécurité sur le bas-côté de la route. Une procédure que les jeunes ont effectuée en 45 secondes. « L’idéal aurait été 30 secondes », ont indiqué les deux gendarmes présents lors de cet exercice, tout comme Ronan Kerloch, de la section transport de la Région, Jean-François Jacopin, principal du collège Laennec ou Marcel Garrec, adjoint de la commune de Plomeur.

La ceinture difficile à enclencher

Cette opération de sensibilisation a été l’occasion d’insister sur des points de vigilance particuliers concernant les transports scolaires. Les deux membres de la Brigade motorisée de Quimper ont notamment interpellé les adolescents sur le port de la ceinture de sécurité dans les cars. À la question « qui la met ? », seuls quelques-uns - plutôt les plus jeunes - ont répondu positivement.

«  Pourquoi, vous ne la mettez pas, vous avez honte ?  », ont poursuivi les gendarmes. Pas de réponse mais des mimiques d’acquiescement. Pourtant c’est obligatoire durant la totalité du trajet et cela peut coûter 135 € d’amende ont rappelé les motards, expliquant que, même si les transports scolaires sont des moyens de déplacement sûrs, des accidents peuvent survenir. Ils ont d’ailleurs exposé aux jeunes des cas douloureux sur lesquels ils avaient dû intervenir dans le cadre de leur fonction.

Un message qui n’est pas forcément passé puisque, quand ils sont remontés dans le car après que les élèves se sont réinstallés, les gendarmes ont pu constater que très peu de jeunes s’étaient attachés.

2 500 cars circulent quotidiennement en Bretagne

Des opérations de sensibilisation des usagers aux consignes de sécurité sont régulièrement menées par la Région, en charge du transport scolaire, en collaboration avec les établissements scolaires et le transporteur local. Plus de 2 500 cars circulent en Bretagne, matin et soir. Ils transportent 112 000 élèves chaque jour et desservent 25 000 points d’arrêt.

© Le Télégramme 31 janvier 2019

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