Les assistantes d’allemand et d’espagnol interviennent également auprès des élèves du collège. Elles sont accompagnées par Madame Neveux, professeure d’allemand et Mesdames Fournier, Gaston et Quelennec, professeures d’espagnol.

Elles s’appellent Leslie, Ana et Miriam. Respectivement Américaine, Colombienne et Allemande, elles occupent le poste d’assistante de langue au lycée Laennec (ainsi qu’au collège pour les deux dernières).

Les assistants de langue sont affectés dans des établissements d’enseignement primaire ou secondaire. En appui au travail mené par les enseignants de langue vivante, leur rôle est d’améliorer les compétences en communication des élèves, notamment à l’oral, et d’approfondir leur connaissance d’une civilisation et d’une culture différentes. Un métier que Leslie Meahl, Ana Martinez et Miriam Boucher exercent avec passion.

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« J’ai trouvé les élèves ici très intéressants et amusants »

Leslie Meahl, 23 ans, native de Boston mais de père français, revient pour la deuxième année consécutive au lycée Laennec. « Ma grand-mère paternelle a une maison à Loctudy, c’est comme ça que j’ai connu la Bretagne, raconte-t-elle. Je suis venue au début pour apprendre le français, puis j’ai trouvé les élèves ici très intéressants et amusants. Il n’y a pas de problème d’autorité, on peut parler de tout avec eux, du cinéma, des séries, des réseaux sociaux, on est entre eux et les professeurs. Le confinement m’a permis de découvrir et de profiter plus du pays. Du coup, moi qui étudiais l’histoire de l’art aux États-Unis, j’envisage de devenir professeur d’anglais en France. Why not ?  ».

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« C’est la première fois que je voyais un radiateur  »

Ana Martinez, 23 ans, n’avait jamais quitté ni sa famille ni Bogota où elle est née. La jeune colombienne étudie les langues étrangères pour devenir enseignante et a choisi ce poste pour parfaire son français. Elle a atterri « par hasard  » en septembre à Pont-l’Abbé, parce que des amis français lui avaient dit du bien de Rennes (ce sont les académies qui décident de l’affectation des assistants de langue, NDLR.). « J’adore la culture française, mais tout est une première fois pour moi ici, sourit-elle. C’est la première fois que je quitte ma famille, mon pays, que j’habite toute seule et que je dois faire la cuisine. C’est même la première fois que je vois un radiateur ! Le climat a été un choc, car chez moi, il fait 35 degrés toute l’année ».

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« Nous sommes là pour que les élèves s’ouvrent et parlent  »

Miriam Boucher a un profil différent. Née à Munich, elle a passé son Bac à Paris et étudié le commerce au Colorado. Elle a rencontré son mari à bord du paquebot à voiles Club Med 2, sur lequel ils travaillaient tous les deux. Installée à Pont-l’Abbé depuis 2004, elle est maman de deux filles, scolarisées à Laennec (collège et lycée). « Il n’y a pas beaucoup d’assistants en allemand, explique-t-elle. Je me suis inscrite au cas où et c’est la deuxième fois qu’on fait appel à moi. Ici, je suis un peu la maman ! Mais c’est très agréable comme petit job. Nous sommes là pour que les élèves s’ouvrent et parlent, les élèves sont moins timides avec nous, aussi parce que nous travaillons souvent en petits groupes. Et puis ça me fait plaisir de parler allemand, de faire connaître ma culture, notre cuisine, nos coutumes. Noël par exemple est très important chez nous  ».

Environ 4 500 postes d’assistants de langue sont disponibles en France, avec le statut d’agent non-titulaire de l’État. Le temps de travail est limité à douze heures par semaine et la durée du contrat à sept mois (six pour les assistants allemands).

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En complément

« Une opportunité pour tout le monde » selon Gaëlle Moreno, enseignante au lycée Laennec Gaëlle Moreno, professeure d’espagnol en section européenne au lycée Laennec, souligne l’importance qu’ont les assistants de langue au sein des établissements : « les assistants de langue, c’est un dispositif très utile et une opportunité pour tout le monde, élèves, professeurs et assistants. La pratique de l’oral et les échanges avec des natifs sont très profitables aux élèves, c’est un gros apport pour appréhender la culture vivante d’un pays et travailler son accent et son vocabulaire. C’est très agréable pour nous, surtout en section européenne. On peut adapter les projets pédagogiques au pays d’origine des assistants, proposer des activités originales autour de la cuisine, des minorités ou autres. Enfin, pour les assistants eux-mêmes, c’est également une expérience très enrichissante et souvent un premier pas vers l’enseignement. Il arrive d’ailleurs que certains restent après en France ».

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Le Télégramme 28 novembre 2021