Elle est infirmière scolaire au collège Laennec, depuis 2009. Un problème psychologique, physique, relationnel : elle écoute, échange, accompagne les élèves tout au long de leur scolarité.

Après un passage en milieu hospitalier, Marie-Laure Ardois est devenue infirmière scolaire à Pont-l’Abbé (Finistère). Elle exerce avec passion son métier au collège Laennec depuis 2009.

«  J’ai le bonheur d’exercer un métier d’écoute et de soins au service des autres. Au quotidien, mon activité professionnelle me conduit à accueillir toute une population d’adolescents pour tous les motifs qui concernent la santé, dans toutes ses dimensions : physique, psychologique et relationnelle. Les demandes sont très variées et c’est ça qui fait la richesse de ce travail. »

Et la liste des missions incombant à Marie-Laure est loin d’être exhaustive. « Il y a d’abord les soins pour tout ce qui peut arriver lors des activités sportives, notamment les chutes, foulures ou entorses, mais aussi les bobos divers qui peuvent survenir à tout moment : un malaise, une crise d’asthme, un moment d’anxiété. L’essentiel, c’est d’être à l’écoute », reconnaît la professionnelle.

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« Donner tous les conseils utiles »

«  Nous avons avant tout un rôle de soutien et d’accompagnement. Il est essentiel de prendre le temps, d’être aussi attentive à ce qui est dit, autant qu’à ce qui ne l’est pas. L’adolescence est un moment particulièrement délicat. Être efficace auprès de jeunes à cet âge, c’est repérer d’éventuels problèmes de santé qui peuvent survenir au cours du développement pubertaire. C’est rassurer, donner tous les conseils utiles en termes d’hygiène de vie et de prévention de toutes les pathologies chroniques. »

Les élèves mesurent la chance d’avoir une professionnelle de santé sur place. Parfois, en une seule journée, une bonne cinquantaine d’entre eux passe la voir. Certains ont besoin d’un moment de calme et d’isolement dans un local dédié.

«  Garçons comme filles viennent souvent demander conseil. J’offre plus une relation d’aide que thérapeutique. Pour les jeunes, ce lieu sert de soutien et d’écoute de leurs problèmes. »

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« Nous avons une grande autonomie »

Tolérance et ouverture d’esprit dominent chez Marie-Laure Ardois, qui n’en reste pas moins soumise au secret professionnel. « Nous avons une grande autonomie. On peut vraiment choisir les missions que l’on trouve les plus pertinentes par rapport au lieu d’exercice. On travaille aussi en réseau, que nous construisons au fil des ans et des besoins.  » L’infirmière met un point d’honneur à travailler avec tous les membres de la communauté éducative. « J’assure également l’accueil des parents dans certaines situations.  »

L’infirmière scolaire est également partie prenante de tous les partenariats établis, notamment avec la structure Infos jeunes du Pays bigouden sud, et le Comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC), instance adaptée pour définir et conduire toutes les actions d’éducation et de prévention.

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« Assurer toutes les missions de suivi de leur santé »

« Conduites à risques, harcèlement, différence, vie affective et sexualité : les adultes essaient au maximum de favoriser les échanges et les informations. Notre objectif ? Permettre aux élèves de réfléchir et d’adopter un comportement respectueux et responsable. » L’établissement accueille également de nombreux enfants à besoins particuliers. « Il est de ma responsabilité d’assurer toutes les missions de suivi de leur santé.  »

Marie-Laure Ardois s’implique au sein du collège Laennec : « Équipes éducatives, transitions avec l’élémentaire et le lycée, préparation des visites du médecin… On ne peut bien travailler qu’en lien avec tous », reconnaît-elle. Mais l’essentiel pour cette infirmière du terrain, reste sa bienveillance envers les jeunes. « Être toujours au cœur de ce qui se dit et ce qui se vit. »

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